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Fédé, ce quil faudrait changer

Face à ladversité, il faut se serrer
les coudes, voilà ce que dirait un entraîneur.
Face aux problèmes, il faut parfois savoir ouvrir les yeux
et arrêter de jouer à lautruche. Le système
fédéral, souvent décrié dans lombre,
mérite - à ce stade où il avance à coups
de sparadraps - que nous ouvrions nos colonnes à la libre
expression des gens qui en font partie. Avec une seule question
: Que faudrait-il changer à la fédé,
à votre avis ?. Lidée ? Lever le tabou
qui veut que lon taise les soucis qui touchent la fédé
- et que plus personne aujourdhui ne peut nier. Finances,
relève, stabilité, politique sportive, létat
durgence est déclaré. Telle une cellule de crise,
ces quelques pages ont pour fonction dinitier le débat,
de poser - humblement et sans juger - quelques jalons qui lancent
des pistes réflexions, sur ce quil faut absolument
conserver, et sur ce quil faudrait changer. Parce quau
nom du sport, il sagit de réagir. Maintenant.
Pierra Menta, à corps et à curs

Gagnant du concours Ski Français du numéro de février,
un duo mauriennais portera les couleurs du magazine dans une grande
aventure humaine et sportive, celle de la Pierra Menta. Tout au
long de cette prestigieuse course de ski-alpinisme, Laurent et Jean-François
seront nos héros. Récit de quatre jours démotions
fortes et de passion montagnarde.
Laurent Blanc, 56 ans et doyen de la course, travaille chez Dynastar
en tant que chef datelier. Originaire de Bonneval sur Arc
en Maurienne, il vit à Sallanches. Jean-François Palmier,
habitant de Val Cenis et technicien de mairie, préside le
CAF de Haute Maurienne. Durant quatre jours effrénés,
nous les suivrons dans leur parcours initiatique, sur le chemin
des sommets, sur le sentier escarpé, long et périlleux,
mais somptueux de la mythique belle des Alpes. Ils affronteront
les quatre itinéraires éprouvants élaborés
par les organisateurs avec un seul espoir en tête : accomplir
un exploit, celui de franchir la ligne darrivée de
la dernière étape.
Mondiaux 2003
La course vers la consécration

Beaucoup souhaiteraient les oublier, ces Championnats du monde
de St Moritz. Pas de Marseillaise retentissante et émouvante
pour flatter la fierté des coqs, et surtout, pas de breloques,
ultimes consécrations, à brandir et exposer aux caméras
du monde entier. Maudits, ces mondiaux sans métaux, pour
les Bleus. Et pourtant il y eut du spectacle dans ces épreuves
où les acteurs, favoris ou outsiders, ont superbement tenu
leur rôle. On y a vu du beau ski, que tout amateur ne peut
quapprécier
si toutefois lor ne laveugle
pas.
Nouveautés 2003-2004
Vivement lhiver prochain !

Répondre aux attentes des consommateurs, telle est la vocation
du marketing, mot dAmérique et maux du monde, contesté
parce quil nhésite pas à aller plus loin
dans sa mission : les besoins, il les crée. Cependant, ces
pseudo besoins, associés aux nouvelles technologies, peuvent
vous apporter beaucoup. Vous pourriez par exemple encore utiliser
des skis en bois, si le grand méchant marketing navait
pas crée en vous une irrascible envie des derniers paraboliques
en carbone...Voyez, on ne peut pas lui en vouloir. Les marques de
ski lont bien compris et elles vous étudient, vous
segmentent, dissèquent vos habitudes, influencent vos attitudes,
ébranlent vos certitudes et vous contraignent à acheter
des produits... qui vous correspondent parfaitement. Jetez donc
un coup doeil sur les nouveautés de 2004, chaque détail
a été pensé et repensé pour que vous
puissiez skier avec le plus grand plaisir. Un seul hic...il va falloir
attendre lhiver prochain !
Sécurité
La montagne au printemps

Au printemps, tout le monde joue les prolongations. Que vous soyez
skieur hors-piste ou de randonnée, snowboarder ou amateur
de raquettes, attention à vous car la montagne reste la montagne,
même au printemps, avec ses dangers, spécifiques à
la saison.
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Edito

Il y a deux ans très exactement, je revenais
des Championnats de France avec un édito sur la compétition
et, plus précisément, sur les vicissitudes de la fédération
française de ski. Le titre de ce feuillet ? FFS
place au sport !. Lhistoire se répétant,
je suis au regret de vous dire quune fois encore, mon passage
aux France minspire peu de choses hormis ce titre laconique.
En dépit dune organisation tip-top, à mettre
sur le compte du club des Ménuires, hôte parfait comme
toujours, lambiance de ces championnats nationaux a été
unanimement jugée tristoune. Pourquoi si peu
détincelles ? Puet-être parce que la fédération
fait face à une période critique. Les questions des
journalistes de France 3 et Radio Bleue aux athlètes reflétaient
bien ce que tout le monde aimerait savoir : De quel bois est
fait lavenir de la FFS ?
Parce que nous avons tous un peu la sensation que la fédération
se trouve à un tournant de son histoire, nous avons souhaité
tendre le micro à tous ces gens qui font la fédé,
de la base au sommet, des clubs jusquà la présidence,
en passant par des coureurs de FIS citadines ou des membres de léquipe
de France. La question était la suivante : Que pensez-vous
quil faille changer à la fédé ?.
Les réponses, variées, prouvent quil y a du
boulot. Mais on peut considérer le bilan comme positif. Enfin,
les gens osent parler des problèmes, et il sera donc plus
facile de leur faire face, sans se la voiler (la face).
Pour beaucoup, le nouveau président, Marcel Calvat, incarne
lespoir dune renaissance fédérale, sur
des bases plus saines. La plupart des témoins de notre dossier
osent encore croire à la fédération
et ne sont pas encore tout à fait découragés.
Il est donc encore temps de redresser la barre, dagir, pour
permettre un retour au sport le plus rapide possible.
Certains esprits chagrins - il y en a toujours et partout - rétorqueront
que tout cela nest que chimères et illusions. Possible
mais que serait la vie sans utopies ?A lheure où nous
finissons de maquetter ce numéro, les biathlètes performent
au fin fond de la Sibérie. Sandrine Bailly est championne
du monde de poursuite et médaillée de bronze en mass-start,
Monsieur Rapahël Poirée est médaillé de
bronze de la mass-start et Sylvie Becaert, championne du monde de
sprint. Croyez-vous quils ne soient pas bourrés de
rêves, ces gens-là ? Croyez-vous quils lâchent
prise à la première difficulté dressée
devant eux ? Pour réussir, il faut y croire,
cest ce que nous disent la plupart des champions lorsque nous
les interviewons
Myriam Cornu
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