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Salt Lake 2002
La ruée vers lor
11 médailles en tout pour la France, record battu,
ces Jeux dhiver resteront marqués dune grosse
boule de neige blanche. Plus que le nombre de titres et de podiums,
ce qui rend ces Jeux historiques, cest la beauté des
champions, leur sourire, le bonheur quils nous ont procuré.
Envoyée très, très spéciale de Ski Français
à Salt Lake City, Myriam Cornu a connu la joie et lallégresse
des médailles de lalpin, du nordique et du snowboard.
Son carnet de bord illustre lalbum-souvenir de ces Jeux inoubliables,
en attendant les interviews des médaillés, qui reviendront
sur cette saison mémorable après les vacances dété
(bien méritées !).

Frédéric Covili :
Le crystal qui vaut de lor
Coup du sort, coup de pompe, coup de boost, Frédéric
Covili sera passé par pas mal de phases depuis quelques années
avant que le doux son du crystal ne résonne à ses
oreilles. Mais ça y est, le globe est dans sa poche depuis
le 10 mars dernier, à lissue dune saison de géant
qui fut un vrai coup de génie.
Texte : Fabienne Gaetti.
Photos : Agence Zoom.
Slalom
Jean-Pierre Vidal, le petit prince
du ski français
Il était une fois une petite mamie skieuse, qui navait
pas froid aux yeux. Non contente davoir enfanté un
premier skieur de légende (son fils Jean-Noël Augert),
elle a fait germer une autre graine de champion : son petit-fils
Jean-Pierre. « Devenir champion olympique, cétait
(le) rêve de gosse » du slalomeur mauriennais. Merci
qui ? Mamie Alphonsine !

Géant parallèle/Half-pipe
Or Blanc et Ruby, les joyaux du snow
français
Le snowboard français se porte bien, merci. Avec
lor dIsabelle Blanc et largent de Karine Ruby
et de Doriane Vidal (le tout assorti dune belle quatrième
place de Nicolas Huet), les Bleues remportent trois médailles
pour quatre épreuves seulement. On appelle ça lefficacité.
Freestyle/bosses
Gay comme un champion
Doublement consacré cette année, le freestyleur
Mégevan ramène le bronze des Jeux olympiques et, un
bonheur narrivant jamais seul, le cristal de la coupe du monde.
Tout vient à point qui sait attendre, Richard Gay, 31 ans,
brise ainsi la malédiction des quatrièmes place auxquelles
il était abonné.

Slalom
Laure en argent
Laure Péquegnot. Skieuse à la volonté
dacier, aux yeux bleu décidés. Dans la vie,
face aux médias et à tous ces gens qui la fêtent,
Laurette, au fond, semble plus timide, réservée, mal
à laise presque. Mais elle ne le montre pas, Laure
Péquegnot ne lâche rien. Elle est de celles qui gagnent,
de la race des vainqueurs. Une médaille olympique ne lui
suffisait pas, elle lui a assorti un globe, cest « tellement
plus fort

Biathlon/12,5 km poursuite/relais
Poirée, capitaine de léquipe
de France
Raphaël Poirée en avait un peu marre que le
biathlon français - aux yeux des non-initiés - se
soit lui et seulement lui. Il ne supportera plus la pression tout
seul. Depuis quelques mois, des gens comme Vincent Desfrasne, Julien
Robert, Sandrine Bailly, Florence Baverel, Delphine Burlet et Sylvie
Becaert savent prendre exemple sur lui et sur Corine Niogret pour
monter sur le podium. La Fédé française a mis
en place une structure de qualité autour de Raphaël
pour quil nait plus à sentraîner
en Norvège et cela a profité à tout le monde.
Aujourdhui, le résultat est là, sous forme dun
titre de vice-champion olympique pour Poirée et dune
formidable médaille de bronze pour les chics types du relais.
« Nous avons fait du biathlon un sport collectif » se
réjouit la dream team du nordique français.

Descente
Carole, un cur en or
La première Française championne olympique
de descente sappelle Carole Montillet. Elle est allée
chercher la vitesse « au fond de son cur » et
a balayé ses rivales avec un éclatant sourire. Ce
titre suprême a donné une force nouvelle à la
skieuse de Villard-de-Lans, celle de dire non. Non à la spirale
terrible qui la happée fin décembre. Celle qui
a le cur sur la main a su se faire plaisir et penser à
elle, rien quà elle. Enfin.

Slalom
Heureux qui comme Amiez
a fait un bon voyage. Tout avait pourtant assez
mal commencé : des grèves à Paris, suivies
de 28 heures passées sans sortir de lavion, en classe
éco (une demie-cuisse seulement tenant dans le siège),
les bagages arrivés trois jours après, le périple
du slalomeur de Pralognan na pas été de tout
repos. Mais il en aurait fallu plus pour déstabiliser Bastoune
!

Eux aussi ils nous ont fait rêver
Merci à tous !
Mais que reste t-il aux non-médaillés de Salt-Lake
city ? Ils rentrent chez eux sans le métal olympique autour
du cou certes, mais ils ramènent pourtant des trésors
: de merveilleux souvenirs, une expérience olympique, des
performances honorablees et le plein despoir jusquaux
prochains Jeux où ils seront peut-être récompensés
de leurs efforts
Pierra Menta et Championnat du monde
Au sommet du ski-alpinisme
Doucement mais sûrement, le ski-alpinisme fait son
trou et se structure. Une vraie équipe de France est née,
ses membres possèdent le statut dathlètes de
haut niveau. Fin janvier, les Hautes-Alpes ont reçu les premiers
Championnats du monde de lhistoire de ce sport exigeant. Retour
sur cet événement mais aussi sur la plus belle des
compétitions (à en juger par le nombre de spectateurs),
celle dArêches-Beaufort : la Pierra Menta.
Texte : Myriam Cornu.
Photos : Agence Zoom.

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Edito
Par Myriam Cornu
Quelle saison !
Il y eut deux saisons 2001/2002. Celle de monsieur Duss (la nôtre
pour ainsi dire), qui ne restera pas dans les annales, et celle
- exceptionnelle - des champions.
La saison bof quon a connu en station na
heureusement pas trop affecté le business (dans sa globalité
en tous cas, parce que les disparités sont énormes
en fonction des stations), mais les journées de très
belle poudreuse et de grand soleil se sont comptées sur les
doigts de deux moufles.
La saison de compétition (qui avait pourtant commencé
dans la douleur
), elle, a été fantastique, historique,
jusquau bout. Même après leuphorie des
Jeux, on a connu de fabuleux moments de ski, avec les podiums de
Mélanie Suchet, de Claude Crétier (ça faisait
quelque temps quon attendait un héritier de Luc Alphand,
peut-être la-t-on trouvé !). Puis, il y eut ces
pluies de cristal, avec des globes en alpin, en snowboard, en freestyle,
en nordique peut-être (à lheure dimprimer,
les biathlètes nont pas fini). Notre saison dadmirateurs
a été formidable et nous avons été nombreux
à nous consoler devant la télé de notre hiver
sans éclat. Jai entendu Michel Vion, responsable compétition
dune marque française, dire à la radio «
Nous sommes tous des supporters ». Cest vrai, même
ceux (surtout ceux !) qui travaillent (EN ITALIQUE) autour de la
compétition sont des supporters, à la base. Jai
vu de la ferveur chez tous les Français présents à
Salt Lake City, journalistes compris. Nous étions tous derrière
les Bleus par la pensée et le cur, le seul regret que
jai à propos de ces Jeux, ce sont les commentaires
aigris de certains athlètes du style « Tiens, vous
vous intéressez à nous quand il y a les J.O. ? ».
Même si je comprends cette réaction, même si
on peut probablement nous reprocher à tous de ne pas parler
assez de compétition, je suis convaincue que ce genre de
réflexions désagréables naide pas le
ski et nencourage pas à parler plus des champions.
Nous avons tous envie que la glisse (re ?)prenne une place de première
importance. Nous aimons tous le sport, avant tout, comme vous.
Quelle saison enfin pour Ski Français, que vous avez été
encore plus nombreux que dhabitude à lire (merci à
vous tous !) et que lon pourra lire lannée prochaine
au Liban, au Maroc, en Grèce, en Italie et bien sûr
en Belgique, Suisse et France. On est ravis à lidée
de partager bientôt notre passion avec plein de nouveaux lecteurs.
Sur ce, bon été à tous, à bientôt
et
vive le ski !
PS : Quelle saison aussi pour lun des collaborateurs de lAgence
Zoom dont le bébé a eu la bonne idée
de naître le jour du sacre de Vidal et Amiez. Toutes nos félicitations
à Sophie et Michel, tous nos vux de bonheur à
Louan. Jen profite pour remercier chaleureusement tous les
photographes et le personnel (notamment Amar !) de lagence
photo Zoom (Briançon) qui signe pratiquement toutes les images
de ce magazine.
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